Point Vernal et variations quantifiables et qualifiables dans le parcours du cycle annuel zodiacal.

Point Vernal et variations quantifiables et qualifiables dans le parcours du cycle annuel zodiacal.

En lisant le mot de France Dionne la présidente d’Orian, intitulé  « la fascination du printemps Â», j’ai vu qu’il y avait place à préciser l’importance du printemps et spécialement à son début. Mon intention est de préciser pourquoi le signe du Bélier est le premier signe du zodiaque spécialement dans son appellation tropicale.  Ce signe commence au point Vernal, mot qu’il nous faut définir en passant par l’astronomie. Certains effets ont des causes identifiables par la connaissance des mouvements du ciel qui sont diversement qualifiés dans le parcours du cycle annuel. Par exemple le printemps diffère de l’automne, on le sait spontanément mais l’expliquer sur des bases reconnues scientifiquement n’est pas si simple. Mais c’est utile de le faire.

Justement, la compréhension des fondements astronomiques de l’astrologie nous aide à identifier de telles causes.  Il se trouve que la gravitation de la Terre autour du Soleil ainsi que la rotation de la Terre sur son axe polaire incliné par rapport au plateau des planètes du système solaire, seraient responsables du phénomène des saisons, des changements de température, du mouvement des vents et de l’humidité. Ce sont là des facteurs qui permettent l’éclosion de tout ce qui veut vivre dans la variété et la différence dans le milieu terrestre.

Il faut signaler que le printemps débute au moment où le Soleil dans sa marche sur l’écliptique, traverse en mouvement ascendant le cercle de l’équateur terrestre projeté dans le ciel. Cette rencontre de deux cercles des mesures du ciel au point Vernal, mot qui signifie printemps, se nomme aussi équinoxe de printemps dans notre hémisphère nord car la durée de ce jour égale celle de la nuit et de même en hémisphère sud. Par contre en hémisphère sud, la traversée de l’équateur céleste par le Soleil au même moment, est descendante et signifie pour les gens du sud le passage à l’automne. C’est donc leur équinoxe d’automne. Par conséquent, durant les trois mois qui suivent le passage au point Vernal, ils vivent les conditions de l’automne alors que nous vivons celles du printemps. Pour nous les nordiques, le printemps se résume d’abord aux trois mois de course montante du Soleil au-delà de l’équateur jusqu’au tropique du Cancer, deuxièmement au jaillissement phénoménal de la croissance des formes de vie, et troisièmement à tout le « tra la la Â» des énergies ressenties.

Comme j’en ai déjà parlé dans un article sur la Cosmographie des Hémisphères, les cultures scientifique et même astrologique ont été particulièrement injustes à l’endroit des peuples de l’hémisphère sud et de la zone subtropicale à cause d’un  langage nordique généralisé et imposé à l’ensemble de la planète pour décrire des contextes de vie sensiblement différents. Les perspectives subtropicale et hémisphérique sud exigent que les principes généraux bien adaptés à l’hémisphère nord en matière de cosmographie, soient convertis ou mieux adaptés à la réalité des vécus de la zone centrale et de l’hémisphère sud quand on parle d’interprétation astrologique.

En astrologie tropicale, le point Vernal et son point opposé sont en plus les nœuds de la Terre à l’instar de toutes les planètes qui ont leur nœud. Ce fait de l’astronomie qui relie le terrestre au céleste est sensiblement plus important que les nœuds lunaires pour cadrer le zodiaque dans l’espace temps terrestre.  Je reconnais la place des nœuds lunaires dans l’interprétation astrologique; mais de là à faire de ces nœuds le point de départ de la domification comme le font certains astrologues sidéralistes, c’en est trop.

En reconnaissant qu’il y a des facteurs de variation dans le parcours du cycle annuel ou zodiacal, il va de soit que l’interprétation des signes, des décans…et autres variera en toute concordance.  Pour l’astrologie le temps est qualifié plus ou moins horizontalement mais il est aussi susceptible d’ouverture sur la verticale, d’où le caractère éthique de la connaissance proprement astrologique.

Finalement soyons honnêtes jusqu’au bout et reconnaissons que ce n’est qu’un très petit essai de compréhension du comment ça se passe. Mais d’où vient cet ensemble naturel et cosmique aux dimensions inimaginables avec des astres qui se tiennent dans le vide et en interaction mutuelle ? Faut-il rester dans l’ignorance du fait que tout cela relève d’un immense Mystère ?  À travers les signes sensibles pourraient-on inférer la présence d’un Principe aimant, intelligent, manifestant et créant, organisateur et rassembleur dans l’Unité ?  

Donat Gagnon