Le CETA : Accord de libre échange commercial Europe-Canada

Le CETA
Par Denise Chrzanowska


Il s’agit d’un accord économique et commercial global (AECG) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement CETA) qui a été signé le 18 octobre 2013 entre le Canada et l’Union Européenne (Voir Wikipedia).

Ce traité couvre la plupart des aspects de la relation économique bilatérale notamment les produits et services, l’investissement et les achats gouvernementaux. Toutefois le texte doit être approuvé par les 10 provinces canadiennes ainsi que les 28 États de l’UE, ce qui peut exiger de 18 à 24 mois.

Un certain nombre de ses dispositions sur les droits d’auteur sont identiques au controversé traité ACTA qui a été rejeté par le parlement européen; ce qui a soulevé des préoccupations avec les promoteurs de la liberté sur internet et des libertés civiles.

Histoire

Déjà le 18 mars 2004, un accord avait été pris par les responsables politiques soit le TIEA (Trade and Investment Enhancement Agreement) pour faciliter le commerce et l’investissement, la concurrence, la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, les services financiers, le commerce électronique, l’admission temporaire, les petites et moyennes entreprises, le développement durable et le partage de la science et de la technologie.

 Le TIEA continua jusqu’en 2006 puis les deux partis discontinuèrent leurs négociations. Le CETA est né de l’étude conjointe de "Assessing the Costs and Benefits of a closer EU-Canada Economic Partnership", publiée en octobre 2008. Les négociations ont commencé officiellement le 6 mars 2009 au sommet Canada-UE à Prague.

Une importante partie de l’accord porte sur une application plus stricte de la propriété intellectuelle, notamment de la responsabilité légale des fournisseurs d’accès à internet, un bannissement des technologies qui peuvent être utilisées pour contourner les droits d’auteurs.


 

Celui-ci est dressé pour le 18 octobre 2013 à 8h06 AM EDT, moment de l’annonce publique sur CBC.


Le MC est en Lion et son maître le Soleil est en XII; il est opposé à la Lune en Bélier en VI. C’est l’éclipse de Lune qui, par définition, fait s’incarner un problème.

On parle ici de  ‘biens et services’ (dans l’axe VI-XII). Uranus aussi est en VI, maître de IV : abolition du protectionnisme.

Mars, maître de VI, représente la compétition; il est en X opposé Neptune en IV; il est sexqui-carré Lune en VI mais trigone Pluton en III : c’est une force pour les gros capitaux élitistes car Pluton est maître de II mais c’est un affaiblissement pour les entreprises privées et les pays souverains (maison IV) comme le démontre aussi Pluton carré Uranus, maître de IV; et ce, même si Soleil est trigone Neptune.

Saturne est conjoint Nœud Nord à l’Asc trig Jupiter en IX (Saturne, maître de III). C’est bien pensé sur le plan juridique mais Saturne est quinc Uranus et Mercure est quinc lune : et ces deux astres sont carré MC. Ainsi les dispositeurs du thème, Saturne et Pluton font de mauvais aspects au Mc malgré Vénus en II trig MC trig Uranus : on fera de l'argent certes mais les maîtres de III-VIII, Saturne et Mercure montrent que ce sont encore les dettes qui gênent la libre circulation; en fait on y voit la faillite du système trop monétariste et trop peu productif. Il y a trop de pauvreté et surtout la volonté de liberté internet va s’opposer à la responsabilité légale et à la propriété intellectuelle plus stricte, disent encore Saturne et Mercure.

Enfin la position de Jupiter en IX, double carré à Lune et Soleil, soit à l’éclipse, montre la volonté de lutte pour la liberté totale territoriale des biens et services. En général le public sera en colère contre cet accord, étant lésé : en effet la Lune , soit le public, est sexqui-carré Mars en X, sem-car Neptune, conj Uranus, carré Jupiter, quinc Mercure, opp Soleil. S’il réagit mal, c’est que l'entente ne le favorise pas. Car les prix monteront pour les aliments dont les fromages ainsi que les produits pharmaceutiques. Il y aura plus d’émigration temporaire soudaine pas toujours bienfaisante considérant que bien des peuples vivent des conditions trop dificiles en Europe et ils voudront venir ici massivement.

On sait combien Moscovici en France favorise les banquiers contre les municipalités, les écoles et les hopitaux mis en faillite par ces derniers. Or c'est avec lui que l'entente se discute. On en comprend l'essence.

Certes c’est un accord de libre échange plus vaste que l’Alena (Accord de libre échange nord-américain); mais après ce dernier, 8000 petites et moyennes entreprises ont fait faillite selon le Times magazine. Les manufacturiers canadiens et les fournisseurs de services auront accès à un marché de quelque 500 millions de consommateurs potentiels, fait encore remarquer Stephen Harper. Il pourra faire grimper de 12 milliards de dollars le produit intérieur brut canadien tout en créant entre 80000 et 100000 emplois bien rémunérés, dit-il.

Les producteurs canadiens de parcs et de bovins voient d’un bon œil l’ouverture d’un nouveau marché mais pas les fromagers du Québec qui ne pourront tenir devant les pays européens qui augmentent leur quota de 13000 à 30000 tonnes au canada. Stephen Harper a promis que le gouvvernement du Canada compenserait pleinement tout impact négatif sur cette condition. Les producteurs laitiers crient à la trahison. De même Ottawa compenserait le coût supplémentaire des prix des médicaments.

Les entreprises européennes pourront participer aux appels d’offres majeurs : 8 millions de dollars et plus lancés par les provinces canadiennes. Mais nous l'avons vu, la compétition se fera à notre détriment et fera augmenter les prix pour le public. Je ne puis le trouver favorable. Un certain protectionnisme est un incontournable pour protéger les biens et services d'un pays donné.

(Source consultée : L'annonce du CETA, Le devoir, 19 oct 2013)