Cérès, Pluton, Éris...ces planètes naines...ou une nouvelle connaissance de l'Ombre.

Cérès, Pluton, Éris…ces planètes naines

…ou une nouvelle connaissance de l’Ombre

La connaissance de notre système solaire ayant fait un bond prodigieux ces toutes dernières décennies, une nouvelle catégorie s’est avérée nécessaire aux astronomes : celles des planètes naines. Les nombreuses autres masses célestes sont restées sous l’appellation d’astéroïdes.

Rappelons la différence entre tout cela, on a convenu qu’une planète représentait une masse assez importante avec une force gravitationnelle suffisante pour qu’elle soit ronde, pour qu’elle puisse s’attirer des satellites, et finalement qu’elle accapare un espace d’où elle maintient à distance les autres planètes. On retrouve les deux premiers critères chez les planètes naines mais pas le dernier, leur masse n’est pas suffisante pour créer cet espace autour d’elle. En fait, ces dernières appartiennent à des bandes d’astéroïdes, elles ne sont pas seules.

Les trois premières à être reconnues ainsi sont pour le moins que l’on puisse dire, très distantes l’une de l’autre. D’abord, Cérès, dans la bande d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, donc relativement près de nous et du Soleil. Ensuite, Pluton aux abords de la bande de Kuiper, au-delà de Neptune, qui est une impressionnante bande d’astéroïdes dont on commence tout juste à en pénétrer les profondeurs, repoussant ainsi les limites connues de notre système solaire, qui a pratiquement doublé de proportion du coup. Et pour finir, Éris, bien campée dans cette bande de Kuiper, loin donc dans ce monde de l’ombre, loin du Soleil, qui reste cependant le point d’attache autour duquel tournent tous ces éléments.

Éris est une toute nouvelle venue, mais Cérès, découverte en 1801, perçue sur une courte période comme une planète, puis considérée ensuite longtemps comme un astéroïde pour finalement prendre ce nouveau statut de planète naine. Ce qui devient, disons, une sorte de promotion. Quant à Pluton, c’est plutôt une démotion, de planète à part entière, il a rétrogradé pour être identifié au groupe des planètes naines.

L’astrologue doit assimiler ces nouvelles données car chaque fois qu’un élément entre dans le champ conscient de l’humanité, il représente un nouvel élément de développement sensible de notre propre conscience. Il est représentatif d’une étape d’évolution, bien lente, il est vrai, de l’humanité, mais ce fut toujours des étapes très significatives. On peut en dire autant quand on redéfinit notre « ciel » avec l’arrivée de ces planètes naines. Il nous faut donc étudier comme astrologue ce que signifie symboliquement cette nouvelle vision. Pour ce faire, on prend en compte la position physique de la planète ou autre astre étudié et le nom mythologique qui lui est donné, la source mythologique nous ouvre sur une compréhension symbolique immanquablement d’une grande richesse. C’est toujours une source de fascination de s’apercevoir que le nom donné par des astronomes, des hommes de science, prend systématiquement sens quand on en approfondit le symbolisme mythologique. Vive le jour où la science et le symbolisme se rencontreront. Pour le moment, peut-être vaut-il mieux que l’inconscient collectif se manifeste de cette façon.

 

Comme il ne s’agit ici que d’un article, nous allons nous concentrer sur ces trois planètes naines et leurs significations pour essayer de saisir les éléments clefs de cette nouvelle conscience. Il y aurait maintenant une vingtaine de ces planètes naines répertoriées, toutes dans la bande de Kuiper.

 

Pluton :

Pluton en mythologie, est le « Gardien des Enfers », n’est-ce pas impressionnant qu’à notre époque on le découvre en fait aux abords de cette bande d’astéroïdes se perdant loin dans l’espace. Il est en quelque sorte « à la porte » de cette bande, comme un gardien. Découverte en 1930, Pluton était en quelque sorte la dernière grande découverte. Il y a eu Chiron en 1976, mais c’est un astéroïde.

 

Pluton : «… planète représentant la puissance de la volonté, capable de créer d’importantes mutations, elle représente notre rencontre avec le pouvoir dans sa force brute. Il faut souligner cependant que cette énergie génère aussi une formidable capacité de concentration de cette volonté pour contrer ou se relever de la destruction, car il faut apprendre avec ce gardien des enfers qu’est Pluton, à faire la différence entre mutation et destruction, entre l’utilisation d’un pouvoir à des fins de domination et celui qui permet la transmutation positive. … » (extrait de « Chiron, la blessure qui éveille »)

 

Dans la suite de la découverte de Pluton apparaît la bombe atomique et toutes ces horreurs appelées « armes de destruction massive », etc. En fait, Pluton nous a mis devant la possibilité que l’on puisse s’autodétruire, ce qui était dans l’histoire de l’humanité totalement nouveau.

 

Et en correspondance, une ouverture extraordinaire s’est faite sur la psychologie des profondeurs et nous a fait comprendre ce que veut dire transformation, saisir comment se vivent les passages, les épreuves comme tremplins de renouvellement, avec beaucoup plus d’acuité que jamais auparavant. La mort a été repoussée comme jamais on aurait pu l’imaginer voilà un demi-siècle. Comme astrologues, nous avons été confrontés à redéfinir les passages critiques de Pluton. Ce qui auparavant aurait signifié la mort, est aujourd’hui très souvent une épreuve au contact de celle-ci : cancer, opération majeure, crise cardiaque, etc., où on a de plus en plus la chance de dépasser ce seuil critique ! Ou encore, c’est une épreuve faisant vivre une impression de survie, de difficulté telle que l’on a l’impression qu’on ne pourra y survivre, un changement en profondeur doit se faire.

 

Pluton aurait-il représenté l’ouverture d’une porte sur un monde de profondeurs insoupçonnées et qu’il nous faut comprendre ? Il nous a déjà fait découvrir le pouvoir humain de franchir et de repousser des seuils jusque-là infranchissables. Ceci peut se lire sur plusieurs plans : physique, psychologique et spirituel, sur le plan individuel mais aussi de l’humanité dans son ensemble.

 

Avant d’élaborer plus loin, allons voir les 2 autres.

 

Cérès :

Cérès est proche de nous, entre Mars et Jupiter. En Mythologie, c’est une déesse maîtresse d’une grande beauté qui fait partie des 12 principaux dieux grecs. C’est la déesse de l’agriculture, particulièrement celle du blé, de l’orge et quelques autres céréales. Elle a offert aux hommes cette science et autres techniques utiles comme le tissage. Elle est plutôt une figure protectrice, voilà qui est bien différent de Pluton. Elle aime les travaux et la paix, la continuité tranquille des choses et l’amélioration des techniques.

 

Par contre, elle a un lien particulier avec celui-ci en mythologie. Sa fille unique fut enlevée par ce dernier et est devenue son épouse. Lorsque Cérès s’est aperçue de la disparition de sa fille, elle délaisse tout et part à sa recherche. Sans sa présence bénéfique, la terre se dessèche et la vie meurt. Finalement, devant cette mère inconsolable, Jupiter finit par ordonner que sa fille séjourne la moitié de l’année avec son époux, aux Enfers et l’autre moitié avec sa mère. On prend souvent cette allégorie pour signifier l’alternance des saisons.

 

Par cet enlèvement, Proserpine perd sa virginité et son innocence première. Par contre, tout semble indiquer qu’elle a été heureuse avec Pluton par la suite. Encore une fois, on retrouve cette notion de passage, de bouleversements soudains, de rencontre avec l’ombre ou avec une expérience initiatrice qui fait émerger une nouvelle conscience et une nouvelle vision de la réalité. La perte d’innocence est inévitable dans la vie et sur le chemin de la  conscience, et Proserpine, toute jeune fille protégée par sa mère, signifie bien cette perte d’innocence, et il faut dire qu’ici elle est vécue de façon plutôt violente. Cependant, même si elle peut être douloureuse, la perte d’innocence conserve un potentiel salutaire …en autant que l’on reprenne le dessus, la vie n’est plus que rêvée mais se révèle avec ses embûches et à travers ses difficultés mêmes, porteuse d’une puissante énergie créatrice.


Cérès doit donc accepter de perdre sa fille en tant qu’enfant insouciante, elle y découvre cependant une femme qui apporte l’expérience de sa propre vie. De plus, celle-ci est en contact avec des facettes de l’ombre. Elle ne suit plus seulement les règles de vie de sa mère, si efficaces et sages fussent-elles. Notons que Cérès est représentative de ces règles de vie quotidiennes. Il nous est indiqué ici, que pour s’individuer, il faut s’affranchir des règles apprises et trouver soi-même ses propres règles, quitte à revenir à celles qu’on avait délaissé. Ceci est vrai sur tous les plans, que ce soit le plan personnel, social ou religieux. Si on ne fait que suivre, aucune participation véritablement personnelle et consciente à la vie et à la société, ne peut se faire.

 

Et quand Cérès est rassurée du bonheur de sa fille, elle reprend pleinement son rôle de déesse rendant la terre fertile et enseignant l’art agricole aux humains.

 

On peut voir dans tous cela d’autres facettes : le passage de la puberté à l’adolescence, la découverte de la sexualité, l’affranchissement face aux parents, etc, nous allons surtout souligner ici le contact avec les chocs brutaux de la vie, le besoin d’alternance de la vie intérieure et extérieure, de la plongée en profondeur et de l’émergence d’un renouveau régénérateur. D’ailleurs le mariage de sa fille Proserpine avec Pluton s’est avéré aussi signe de richesse dans cette vie souterraine.

 

Et puis, ce qui n’est pas anodin, la quête de Cérès pour retrouver sa fille est aussi très significative. Prenant un flambeau, autre symbole important, elle n’a de cesse de savoir ce qui lui est arrivé. Voilà une démarche très importante, il ne s’agit pas seulement d’être initié ou de rencontrer son ombre, s’il n’y a pas quête pour sortir de l’ombre, on peut en être submergé. L’épreuve, la douleur quelle qu’elle soit, la perte d’illusions, la découverte de l’horreur doit être absorbés, guidés d’une façon ou d’une autre, il faut retrouver le chemin de la lumière, et ce qui est important, savoir reprendre le cours de sa vie. Cérès représente cette facette autant en elle-même qu’en mettant tous ses efforts pour que le choc de l’expérience vécu par sa fille ne tourne pas en perdition.

 

Donc, si Pluton est le « Gardien du seuil » permettant la rencontre avec notre part d’ombre et du fait même une capacité régénérative, Cérès signifie le retour à la lumière et à la vie dans son courant de tous les jours, avec une richesse nouvelle.

 

Que vient faire Éris ?

 

Éris :

Éris est nettement située dans la bande de Kuiper, dans les « Enfers », autrement dit. Rappelons que dans la mythologie gréco-romaine, les Enfers représentaient le monde des morts, on y trouvait autant les Champs Elysées (le paradis) et toutes sortes de facettes de l’enfer comme on l’entend aujourd’hui. Eris est associée au Chaos, quand elle n’est pas directement confondue avec la déesse du chaos.

 

Cette déesse secondaire, mue par la jalousie, a jeté ce qu’on appelle « la pomme de la discorde », au banquet où se trouvaient Vénus, Athéna et Junon, 3 grandes déesses. Sur cette pomme était écrit : « à la plus belle ». De quoi créer de la discorde en effet ! Pâris a eu à choisir entre ces trois belles. Junon, en digne femme de Jupiter, lui promet l’Asie et autres richesses, Athéna la connaissance et la sagesse, et Vénus…une femme aussi belle qu’elle ! Pâris se laisse séduire par cette dernière proposition. L’élue fut Hélène et du même coup c’est le déclenchement de la guerre de Troyes, une guerre qui dura 10 ans et qui signifiera la chute de Troyes et la fin d’un monde.

 

La guerre, c’est le chaos, les sentiments les plus noirs et les plus terribles y sont confrontés, aux cotés il faut le dire du courage et de la grandeur d’âme qui peuvent alors se révéler. C’est donc carrément une descente aux Enfers que propose Éris.

 

Cependant, il y a des aspects positifs au désordre, tout chaos est suivi d’un renouvellement, d’une renaissance. Dans les mystères anciens, le chaos était nécessaire pour renouveler la vie. On vénérait la déesse du chaos, synonyme de vie, on la savait absolument nécessaire. On la craignait aussi bien sûr. On lui offrait une journée ou quelques jours où tout était permis…et on reprenait le cours des choses après. Car le sens de ces rites était d’aller chercher la valeur régénératrice du chaos en arrivant à le « vaincre »…sans penser qu’il puisse disparaître.

 

Avec la fin de Troyes a commencé le monde grec, un monde qui a apporté sa richesse, et celle-ci perdure encore aujourd’hui d’ailleurs. La grandeur grecque passera elle aussi, ainsi que toutes les civilisations jusqu’ici.

 

Voilà une facette positive d’Éris, mais celle-ci représente d’abord l’attraction du chaos et le pouvoir des instincts sombres. Car elle est submergée par l’esprit de jalousie lorsqu’elle jette cette fameuse pomme, rien n’indique une intention noble. Et elle disparaît par la suite, aucune trace de participation à l’effort pour sortir de ce bourbier.

 

Il y a donc un certain dialogue entre ces trois planètes naines. Les 3 parlent de passage, d’alternance des beaux jours et des jours sombres, du choc de l’épreuve, de la rencontre avec l’ombre, mais aussi il ne faut pas l’oublier de la résurgence. Excepté peut-être pour Éris où le potentiel régénérateur s’y trouve si on se bat pour en vaincre la force sombre. Cérès se passerait du bouleversement mais réagit lorsqu’il se présente, Éris le provoque et Pluton aussi, mais ce dernier s’avère surtout agent de transmutation, il représente le regard de vérité, sans tricherie possible.

 
Ces trois planètes naines nous ont été présentées ensemble, c’est à retenir. Pluton avait signifié la possibilité de nous détruire, par nous-mêmes, il représente la rencontre avec l’ombre, mais aussi l’éthique rigoureuse, la puissance de la volonté nécessaire pour vaincre ses démons. Éris perturbe plus profondément, elle fait vivre la débâcle intérieure, la perte de contrôle, la plongée dans l’inconnu, bref, le chaos émotif, la perdition. Cependant, dans cette rencontre avec ces profondeurs insoupçonnées de notre être, on y trouve un potentiel d’énergie créatrice, on a l’occasion de dépasser des frontières, de larguer le rationnel, les règles connues liées à Cérès, de dépasser une définition des choses qui à force de se maintenir se stérilise, bref de se révéler à soi-même, d’ouvrir sa conscience. Cérès demande d’être bousculée dans ses certitudes et sa tranquillité quotidienne pour prendre de la profondeur. À condition de revenir à la lumière, de chercher l’ordre dans ce chaos, bref de retrouver à nouveau Cérès mais avec une plus grande largeur de vue, en connaissance de soi élargie.

 

Éris et maintenant plusieurs autres planètes naines maintenant répertoriées de la bande de Kuiper font maintenant partie de la réalité physique. Si on se fie aux autres étapes de découvertes importantes qui ont signifié des changements d’importance depuis Uranus, il faut bien en arriver à se dire qu’on aura probablement à affronter de nouvelles frontières humaines, qu’on aura à rencontrer une nouvelle fois collectivement une part d’ombre encore plus profonde. Individuellement aussi, il y aura des « initiations »  d’importance. Mais cette fois-ci, l’arrivée d’Éris à notre connaissance est accompagnée à l’autre bout du système solaire de Cérès, qui nous signifie d’avance que le renouvellement est possible, qu’il y a toujours de la lumière, pour qui cherche, au bout du tunnel, qu’il s’agit d’un passage.

 

Bataille entre l’ombre et la lumière ? Entre autre, mais l’un n’a de sens qu’avec l’autre. Et si l’on comprend la lumière en tant que Conscience, elle n’a de force seulement parce qu’elle a connaissance de l’ombre. Sinon, elle n’est que bonne conscience de soi, en grand risque d’être secouée et obscurcie malgré elle, vulnérable à ce qu’une pomme vienne semer le chaos. On revient au « Connais-toi toi-même… ».

 

Il y a entre ces deux pôles Pluton, gardien de la frontière, qui ne se gêne pas pour nous la faire franchir puisqu’il enlève Proserpine, mais encore une fois il est très rigoureux pour maintenir ce qui doit rester aux Enfers. Et normalement, qui a franchi le seuil ne peut revenir. Par contre, Proserpine nous prouve le contraire, grâce à l’effort de sa mère et aussi, et c’est à noter, de son acceptation de se lier à Pluton, de se liguer donc à sa force de volonté.

 

Si Pluton est une planète de pouvoir, elle fait connaître aussi son corolaire, l’impuissance. On est trop souvent pris dans ces 2 pôles, il nous faudra découvrir notre part de responsabilité et la puissance d’agir, de se renouveler, en se méfiant de l’orgueil, de l’ivresse de la puissance. Ou, il nous faudra apprendre la différence entre lâcher-prise et abdiquer,  la différence entre détruire impunément et muter, ce qui demande quand même une part de destruction, la différence aussi entre rencontrer l’ombre, reconnaître ses différents visages et se laisser submerger par elle. Une frontière avec laquelle nous allons sûrement être confrontés comme humanité dans les prochaines décennies. La part de Cérès est présente toutefois, et constante, cherchant l’ordre, voulant la paix et le bien-être commun.

 

Faut-il comprendre que de plus en plus, il y aura alternance plus régulière de chaos et de remontée sans plonger dans un marasme total, tout en touchant des paroxysmes inquiétants? Et Cérès, à l’origine de la culture céréalière, apportera-t-elle au monde une nouvelle sorte de semence, c’est-à-dire de connaissance pratique et utile, permettant un meilleur rapport à l’environnement, un meilleur bien-être pour tout le monde ? Sûrement.

 

Je pense qu’on verra de plus en plus s’entremêler ces 3 « dieux », et on comprendra de mieux en mieux l’âme humaine autant sur le plan psychologique que sur le plan de la vie en société, et de l’humanité tout entière. Ceci ne se fera pas sans soubresauts bouleversants, voire terribles. Éris, démon de jalousie et de discorde, nous rappelle qu’on ne connaît pas encore suffisamment nos forces d’ombre et qu’il nous faut les rencontrer, qu’il y a encore beaucoup d’inconnu, qu’on a des barrières à dépasser, et elle n’est pas seule, le monde au-delà de Pluton semble bien vaste ! Par contre, elle nous dit aussi que ces forces de l’ombre sont maintenant moins « souterraines », qu’elles deviennent à la portée de notre conscience, qu’on peut apprendre à les intégrer. En fait, elle nous annonce qu’on aura à rencontrer les forces du chaos. La véritable Conscience émerge de la rencontre avec nos profondeurs, et celle-ci émerge le plus souvent après une cassure. Une nouvelle Conscience veut donc émerger…

 

Ajoutons que Pluton dans son rôle de Gardien ne permet pas à ce qui appartient aux Enfers d’en sortir. Voilà la représentation d’une force qu’il nous faut développer, savoir abandonner ce qui est « mort », et surtout, savoir contrôler les pulsions de fond et les transmuter en énergie créatrice. Pour cela, il faut en avoir pris conscience, Pluton ouvre sur la découverte de ces puissances instinctives et nous permet d’en prendre conscience, mais il est aussi celui qui les a à l’œil et sait tenir le sas fermé.

 

Bien sûr, le travail de l’évolution de la Conscience est lent, pour chacun, encore plus si on parle d’atteindre le grand nombre. Cependant, tout indique qu’on sera poussé vers cette évolution et que l’on sera de plus en plus nombreux à être éveillés à ce travail intérieur et aussi à exprimer extérieurement l’énergie renouvelée quelle que soit la façon. C’est dans le champ de réalité collective que nous apparaît cette nouvelle réalité du système solaire, il y a toujours eu des initiés, maintenant, nous sommes sollicités collectivement.

 

On pourrait élaborer encore beaucoup sur ce sujet, il y aurait tellement à dire. Disons seulement que ce trio nous enseigne sur les processus de mutation, et comment récupérer de l’épreuve et surtout que la résurgence reste toujours possible. Et si l’on rencontre le chaos et ses démons, il nous faut la puissante volonté de Pluton, un courage de lutter pour trouver la voie de la Conscience.

 

Le Ciel n’a pas changé, c’est nous qui le découvrons, il s’est ouvert un peu plus à notre conscience. Avec la nouvelle puissance de Hubble, qui nous amène de façon vertigineuse dans le lointain de l’Univers, qu’est-ce que cela va produire sur nos mentalités ? Mais on dépasse ici notre système solaire. A surveiller !

 

Renée Lebeuf

www.renee-lebeuf.com