Conférence avec une partie spectacle mentaliste d'environ 1 heure. Par Vincent Godbout à Montréal

Bienvenue à ma conférence astrologique ouverte à tous.
 
QUI : Vincent Godbout (chercheur et consultant)
QUOI : « Au-delà de l’Effet Barnum : un pavé dans la mare des sceptiques »
QUAND : Samedi le 22 mai 2010 entre 11h et 17h.
OÙ : Commensal, 1726 St-Denis.                       
COMBIEN : 30 $.
COMMENT : Réservation au 450 831 4153.  
 
Si possible, faites suivre cette information à vos contacts.
Merci.
 
RÉSUMÉ
 
Ma conférence porte sur une façon de valider le sens du discours interprétatif astrologique. À l’aide de mon interpréteur "automatisé" qui procède par classement de mots-clefs, je vous présente un protocole qui disqualifie l'effet Barnum que plusieurs considèrent comme un obstacle essentiel à la validation du discours astrologique. Les astrologues y trouveront des pistes utilisables pour leur pratique.
 
 
Atelier-conférence-spectacle en 4 parties
 
1-Démonstration de l’effet Barnum et du cold reading (spectacle 1 hre).
2-Questionnaire et simulation de l’effet Barnum avec le groupe.
3-Construction d’un test à l’aide de mon interpréteur.
4-Analyse des résultats.
 
 
AU-DELÀ DE L’EFFET BARNUM : UN PAVÉ DANS LA MARE DES SCEPTIQUES
 
L’Effet Barnum
Connaissez-vous l'effet Barnum ? Démontré en 1946 par le psychologue Forer, il désigne un processus selon lequel un individu se reconnaît spontanément dans ce qu'il croit être une description spécifique de lui-même. Dans l’expérience de Forer, tous les sujets lisent la même description et ils trouvent qu'elle les décrit avec une cote d’appréciation supérieure à 80%. Ils ne réalisent pas que le texte pourrait tout aussi bien décrire quelqu’un d’autre. Souvent l’astrologue pense « naïvement » que la satisfaction de son client contribue à établir la validité de l’astrologie. Et pourtant, comme le suggère l’effet Barnum, il semble  impossible de démontrer la validité de l’astrologie par la validation subjective de sujets interprétés. La satisfaction du client démontrerait simplement au mieux que l’astrologue fait un bon travail. Les sceptiques nous disent que les nombreuses validations subjectives de l’astrologie ne sont pas pertinentes pour juger de sa précision. Selon eux, l’effet Barnum permettrait d’expliquer en partie la « persistance de pseudo savoirs tels que l'astrologie ». En résumé, ils pensent que si n'importe qui peut se reconnaître dans n'importe quoi, alors tout ça c'est de la foutaise.
 
Au-delà de l’effet Barnum
L'effet Barnum pose à l’astrologie un problème semblable à celui que pose l’effet placebo à la médecine. Ne pourrait-on pas dépasser l'effet Barnum et démontrer que c'est son mauvais protocole qui donne l'impression que les gens sont crédules ? Je suis magicien-mentaliste et j'utilise régulièrement l'effet Barnum avec succès en dehors de tout contexte astrologique. Or quand je fais de l'astrologie, je sais que mon analyse fait appel à quelque chose d'autre que l'effet Barnum. Je suis convaincu que les énoncés astrologiques sont beaucoup plus pertinents que les énoncés du cold reading (lecture à froid). Mais comment démontrer que nos descriptions astrologiques sont « meilleures » que les énoncés du cold reading ? Peut-être en prouvant que les descriptions astrologiques collent davantage aux sujets concernés qu'aux autres ?
 
Un nouveau protocole comparatif
D’abord, dans le but d’identifier un certain nombre de traits de personnalité qui collent astrologiquement à un sujet, je repère une configuration marquante dans son thème et je note les mots clefs associés à cette configuration. La sélection des mots clefs se fait à l'ordinateur à l'aide d'un interpréteur « automatisé ». Avec ces mots clefs, j’élabore un questionnaire de personnalité. Le sujet ainsi que les répondants du groupe-contrôle remplissent le questionnaire en évaluant dans quelle mesure ils possèdent chaque trait de personnalité en leur attribuant une cote de 1 à 9. Par exemple : parmi les 24 traits de personnalité d’un questionnaire, 12 appartiennent à la configuration LU conjoint SA en Taureau et les 12 autres sont leurs antonymes (donc n'appartiennent pas à LU conjoint SA en Taureau). L'enjeu est de montrer qu'un sujet ayant cette configuration va coter la moyenne des 12 traits de la configuration significativement beaucoup plus haut que la moyenne des 12 antonymes. Par « significativement beaucoup plus haut », j'entends que l’écart entre ses deux moyennes doit être statistiquement plus élevé que pour les sujets du groupe contrôle. Croyez-vous que ça va marcher ? Et que pourrez-vous retirer de cette expérience ?