Recherches en astrologie mondiale, sidérale et draconitique.

L’essai qui suit vient de paraître dans les pages de la revue RECONNAISSANCE (#107 – Mars 2008). Vous pourrez consulter, avec profit le site (Univers-site) de cette revue mensuelle d’astrologie sur l’Internet.


La genèse cosmique du matérialisme moderne
Par Marcel Bélanger, astrologue-conseil
(1ère Partie, Extrait A)




Nous vivons à une époque formidable. C’est, du moins, ce qu’affirmaient, jusqu’au tournant du siècle dernier, la plupart de nos idéologues et sociologues les plus avertis.

Pourtant de profondes inégalités sociales et matérielles, de graves tensions raciales, idéologiques et religieuses ainsi que plusieurs incertitudes subsistent toujours aux plans politiques et économiques mondial. L’agitation permanente qui découle d’un tel climat d’incertitude constitue dorénavant le lot quotidien de presque tous les êtres vivant sur notre planète. Depuis sa création, notre monde aura été tributaire d’un processus gestatoire spatio-temporel qui, au cours du dernier millénaire, se sera vu accéléré tout en s’engageant sur une voie de développement singulièrement chaotique. Mais comment expliquer la genèse et les causes profondes qui auront précipité notre monde dans un tel vortex ? Afin d’élucider cette question nous ferons appel aux informations que peut nous fournir la science des astres. Nous y observerons trois niveaux d’influences cosmologiques dont l’amalgame et les interactions distinctes dégagent le sens, les composantes et les étapes de cette genèse évolutive.

Nous considèrerons, en tout premier lieu, le phénomène de Nutation des pôles terrestres qui, au fil des millénaires, entraîne une lente mais constante dérive à rebours de l’axe Équinoxial (Est / Ouest) sur la toile de fond des 12 Constellations célestes originelles, sises à la hauteur du plan de l’Écliptique. Le ruban étoilé ceinturant la course des planètes autour de notre étoile centrale (le Soleil) constitue le cercle de référence de ce qu’il est convenu d’appeler le Zodiaque originel des Constellations. Ce dernier est reconnu autant par les astronomes que par l’ensemble des astrologues orientaux, depuis pas moins de 6 millénaires (de la Haute Antiquité à nos jours). Ce Zodiaque constellé premier et originel constitue, à nos yeux, le seul et véritable Zodiaque. Il ne doit pas être confondu avec le soi-disant ‘zodiaque’ tropical saisonnier, adopté depuis près de 2,000 ans par les astrologues occidentaux.

Rappelons d’ailleurs que ce ‘nouveau zodiaque’ saisonnier (ou tropical) doit essentiellement son existence à une méprise de sens remontant à la découverte du phénomène de la Précession des Équinoxes par Hipparque, peu avant la naissance du Christ. De fait, le grand responsable de cette méprise aura été l’astronome grec Claude Ptolémée qui, malencontreusement, aura confondu le parcours annuel apparent du Soleil autour de la Terre avec le parcours des planètes sur la trame de fond du Zodiaque original des Constellations. Tout cela à une époque ou l’alignement longitudinal du Point Vernal (correspondant à l’équinoxe printanier Nord) coïncidait précisément avec la position des étoiles marquant le début de la Constellation du Bélier.








Une telle méprise aura eue pour conséquence (du moins en Occident) d’évacuer le Zodiaque originel des étoiles de son contenu énergétique et de son sens ontologique premier. Ainsi et au cours des siècles suivants, le Zodiaque constellé originel sera tout bonnement transformé en un simple cercle de parcours saisonnier que l’on désignera erronément sous le terme générique de ‘zodiaque tropical’. C’est à ce ‘nouveau zodiaque’ saisonnier (ou ‘tropical’) que se réfèrent, de nos jours, la plupart des astrologues occidentaux. (1)

À la migration de l’axe équinoxial, sur la toile de fond des 12 Constellations originelles, vient donc s’ajouter l’influence primordiale des grands réalignements et redémarrages cycliques du tandem planétaire Neptune / Pluton. Les amorces successives et répétées du grand cycle Neptune / Pluton (d’une périodicité d’environ 500 ans) participeront activement à l’imprégnation profonde d’une programmation ontologique dont les effets se feront puissamment sentir sur une très longue période d’une durée de pas moins de 4 millénaires. Ainsi, les redémarrages successifs de ce cycle planétaire majeur distilleront et implanteront, dans les couches les plus profondes de l’inconscient (autant collectif qu’individuel), le ferment d’une mentalité façonnant puissamment la psyché humaine et d’ou émergera la culture matérialiste de notre monde.

Cette mentalité prendra donc indéniablement sa source aux puissants influx émanant des étoiles de la Constellation du Taureau dont les énergies seront ensuite relayés par l’action des redémarrages incessants et successifs du cycle planétaire Neptune / Pluton. Cette imprégnation persistante et répétée du subconscient humain par les influx stellaires / planétaires conjugués du Taureau, s’étalera encore sur près de 2 autres millénaires. Il sera, à n’en pas douter, au cœur même d’un profond conditionnement psychologique qui déterminera la trame évolutive actuelle et future de notre monde. Ce conditionnement psychologique déterminant pour l’évolution actuelle et future de notre monde pourrait essentiellement se formuler comme suit : la mystique du pouvoir transformateur et ‘absolu’ de l’argent et de la profitabilité maximale. (2)

Remontant le cours du Temps à l’horloge spatio-temporelle de la présente ‘Grande Année’ cosmique, il est ainsi possible de situer le point de départ où s’amorça, en toute probabilité, cette longue et remarquable séquence de redémarrages successifs du cycle Neptune / Pluton à la Constellation du Taureau. Le premier démarrage surviendra au mois de juillet de l’an 4,043 av. J.-C. (-4,043), alors que la migration rétrograde du Point Vernal aura simultanément atteinte le dernier degré en longitude de cette même Constellation. L’avènement co-incident et synchrone de ces deux mécanismes astronomiques marquera donc le véritable commencement de l’Ère du Taureau au sein de la présente ‘Grande Année’ cosmique.

La lente migration rétrograde du Point Vernal à travers la Constellation du Taureau constituera, de fait, la constante pérégrine des 4 redémarrages subséquents du cycle Neptune / Pluton au cours des 2 millénaires suivant. Ainsi, les effets conjugués de ces deux niveaux d’influences majeurs (les redémarrages répétés du cycle Neptune / Pluton et l’incidence migratoire rétrograde du Pt V) se renforceront mutuellement pour inscrire dans les couches les plus profondes du subconscient humain le modus vivendi essentiel des valeurs culturelles, qui engendreront la mentalité matérialiste caractéristique de notre monde actuel.

Soulignons, en outre, que le moment correspondant précisément à ces départs cycliques Neptune / Pluton se fera lors des passages conjugués de la Lune et de l’axe de ses Nœuds, alignés sur cette même Constellation. (3) Fait plus remarquable encore, vous noterez que les démarrages successifs de ce cycle auront tous eu lieu (depuis les derniers 4 Millénaires) dans le voisinage rapproché de l’étoile fixe de première grandeur Aldébaran dont la position était et est toujours sise à la hauteur (latitude) exacte du plan de l’Écliptique. Cette remarquable co-incidence d’influx cosmiques aura contribué à renforcer de façon considérable les effets de ces redémarrages planétaires cycliques.

Les quatre prochains départs du cycle Neptune / Pluton auront lieu, d’ailleurs et encore, dans cette même zone stellaire du Taureau et leur influence s’étalera sur une autre longue période de 2,000 ans (jusque vers l’an + 4,300) alors que le Point Vernal commencera à s’aligner vis-à-vis les dernières étoiles de la Constellation du Verseau (vers l’an 2,350). Histoire de mieux saisir et de comprendre la conjugaison des circonstances terrestres et astrales qui auront créés l’avènement de l’actuelle mentalité matérialiste moderne, nous survolerons brièvement quelques étapes de notre cheminement collectif à travers le temps.
(à suivre sous forme de plusieurs extraits)