La crise du Proche-Orient - Marcel Bélanger

La Crise du Proche-Orient

 

Dans ce texte, le calcul de la position des planètes en signes a été fait selon le zodiaque Sidéral de la création de l’État du Liban. Vous trouverez à la fin de l'article un fichier pour le zodiaque Sidéral et pour celles et ceux qui voudraient faire des comparaisons, un deuxième pour le zodiaque Tropical.

 

 

La situation tragique qui prévaut sur le territoire du Liban ne laisse certes personne indifférent. Cette crise majeure, on le sait, aura été amorcée par l’enlèvement de 2 soldats israéliens tombés aux mains des milices chiites du Hezbollah, le 12 juillet dernier, près de la frontière séparant le Sud Liban du Nord d’Israël.

              

Pour qui suit l’évolution  des relations politiques tendues des dernières années entre les Juifs et les diverses dénominations arabes, cette récente escalade et explosion de violence armée n’a toutefois pas vraiment de quoi surprendre.  Au-delà du fait que les Israéliens aient déjà eu à en découdre avec les milices du Hezbollah à partir du début des années’90, ce nouvel épisode conflictuel s’inscrit au grand feuilleton de très anciennes tensions territoriales, culturelles et religieuses qui, depuis toujours, perdurent entre Juifs et Arabes faute de pouvoir, une fois pour toute, en arriver à des solutions politiques durables fondées sur le respect et un partage clair, équitable et définitif des ressources et des territoires de la région. Il faut donc comprendre que derrière le fanatisme religieux et idéologique apparent des belligérants se profilent de vieilles querelles de droits territoriaux, non résolues, ne remontant aussi loin, de fait, qu’à l’époque des 12 tribus d’Israël. 

 

Question de survie                               

 

Originellement créé dans le but de redonner la ‘Terre promise’ de Palestine aux Juifs du monde entier, l’État israélien a vu sa vocation première se transformer radicalement depuis.  La sécurisation et la protection armée de leur territoire constituent désormais l’objectif prioritaire d’un marchandage politique auquel se livrent, sans relâche, les lobbies politiques et financiers  juifs de la planète auprès des autorités américaines et britanniques.  Fort des alliances nées de cet incessant marchandage politique, l’État juif assure sa survie tout en devenant une des têtes de pont essentielles justifiant et assurant la pérennité et la présence des intérêts américains et britanniques au Proche-Orient.  Il ne saurait donc être question, pour ses complices politiques intéressés et circonstanciels, de désavouer ou de dénoncer ouvertement les opérations militaires radicales de l’actuel gouvernement de Tel-Aviv dirigées contre le territoire libanais.  Ne pouvant nullement faire confiance à la collaboration et à la participation concertée des forces armées libanaises officielles et de son gouvernement, les dirigeants israéliens ont mis en branle une offensive armée massive qui, bientôt, débouchera éventuellement sur une invasion des territoires du Sud Liban afin d’y éradiquer totalement la menace permanente que constituent les installations offensives (rampes de lancement de roquettes) du Hezbollah qui y sont déployées et dirigées sur Israël.                             

 

Plusieurs raisons expliquent les racines profondes du traditionnel climat de méfiance depuis longtemps entretenu par l’ensemble des pays arabes à l’égard d’Israël mais une des plus importantes remonte  aux recommandations de Lord Balfour et du parlement britannique (alors mandataire administratif de la région) qui créèrent et implantèrent de force l’État juif en terre de Palestine en mai 1948.  Se sentant alors floués et dépossédés de leur territoire, les Palestiniens, soutenus par les forces égyptiennes de Nasser et de la Syrie voisine, réagirent dès 1952 en multipliant les escarmouches armées aux frontières du nouvel État juif.  Face aux représailles palestiniennes et arabes, les forces armées israéliennes rétorqueront et occuperont, tour à tour la bande de Gaza (fin’56), le Sinaï jusqu’au Canal de Suez en juin ’67 (Guerre de 6 jours), puis, le Golan syrien au terme de la brève guerre du Kippour (octobre 1973).  Depuis sa création, Israël a toujours su, non seulement se défendre, mais aussi se porter courageusement à l’offensive face à la menace constante d’encerclement et de coalition armée potentielle des États arabes voisins.

 

Par la même occasion, les dirigeants israéliens auront à réfléchir sur l’ampleur inattendue du taux exponentiel de croissance de leur immigration.  Au terme des 3 décennies qui suivirent sa création, l’État juif se retrouvera donc vite confronté aux limites géophysiques de son territoire.  L’implantation forcée des Kibboutz, en’48, et les manoeuvres militaires préventives subséquentes de défense du territoire des Israéliens se solderont ainsi par l’annexion, en 1981, d’un nouveau territoire (le Golan syrien).  L’annexion de ce nouveau territoire apportait une solution partielle au problème de l’immigration en venant substantiellement élargir le périmètre de leurs frontières. Mais, voilà, c’en fut trop.   L’audace et l’aplomb des stratèges militaires et politiques israéliens (on se rappellera à cet égard l’arrogance provocatrice d’un Moshe Dayan ou d’un Ariel Sharon) ne manquèrent pas, par la suite, d’humilier, d’indisposer et d’irriter sérieusement l’ensemble des États arabes voisins (l’Égypte, la Libye, la Syrie, la Jordanie, le Liban) et l’Iran, dont les frontières étaient censées être immuablement tracées et convenues depuis les années qui suivirent le démantèlement  de l’Empire ottoman turc à l’issue de la première grande guerre mondiale de 14-18.  Le monde arabe fut, dès lors, intimement convaincu que les vieux préceptes « Bien mal acquis ne profite jamais Â» et « Å’il pour Å“il et dent pour dent Â» s’appliqueraient, désormais, à la lettre à l’endroit de ce nouvel intrus et ennemi juif.

 

Les nappes souterraines

 

Hormis les causes historiques déjà mentionnées, l’actuelle détérioration des relations entre le Liban et Israël est alimentée par la menace que fait dorénavant planer le flot continu des contributions financières considérables qui, depuis quelques décennies, sont discrètement versées aux organisateurs des milices islamistes fondamentalistes par de riches mécènes et consortiums pétroliers arabes.  Préservant jalousement leur anonymat ces furtifs donateurs semblent vraisemblablement motivés par de malsaines et vengeresses ambitions à l’égard de l’État juif car leurs contributions sont dûment consacrées au financement direct des activités terroristes de ces milices armées. La mise en place et les activités subversives de ces organisations terroristes visent sans conteste à stimuler la ferveur et la fierté populaire jusqu’au  soulèvement ultime des masses musulmanes des pays arabes de la région (1) avec, pour conséquence, la destruction totale éventuelle des installations pétrochimiques britanniques et américaines implantées au Proche-Orient et, cela, même si l’aventure devait se solder par d’importants dommages collatéraux comme la radiation définitive de l’État juif de la carte du Moyen-Orient.

 

 Face à cette dangereuse et cauchemardesque éventualité, les cartels pétroliers anglo-américains réagissent vivement et s’arriment fermement aux acquis de leurs statuts et privilèges d’exploitants et en consolidant soigneusement le verrou territorial stratégique israélien. Ainsi reçoivent-ils un appui inconditionnel et circonstanciel de leurs gouvernements et de leurs forces armées respectives qui n’hésitent pas à se compromettre politiquement et militairement par l’aide diplomatique, tactique et logistique qu’ils apportent quotidiennement au gouvernement et au haut commandement militaire israélien. Les interventions militaires britanniques et américaines récentes en territoire irakien et afghan témoignent éloquemment de l’ampleur et de la portée de l’engagement de ces derniers à l’égard de leurs intérêts au Proche-Orient. De leur côté, l’ensemble des lobbies politiques juifs du monde occidental continuent toujours fidèlement de soutenir les politiques et le développement économique et militaire de l’État juif depuis sa fondation en 1948. (2) 

 

De gros joueurs concurrents comme l’Iran, l’Arabie Saoudite et la Syrie, d’une part, et les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, d’autre part, sont impliquées dans la production et la distribution des ressources pétrolifères mondiales. Ce qui l’est moins c’est la manière insidieuse avec laquelle ces intérêts concurrents s’affrontent, en sous-main. On peut en observer partiellement les effets pervers dans le cadre du présent conflit censé, soi-disant, n’être qu’un simple conflit local et isolé opposant passagèrement Juifs et ‘combattants du Hezbollah’.  Il y a sûrement anguille sous roche car  au vu de la cadence  effrénée avec laquelle se déroulent les opérations depuis le début de ce conflit, on note une abondance insolite et anormale des stocks d’armes, de munitions et d’explosifs mis à la disposition des belligérants.  Il y a donc là  autre chose que les excès et les débordements d’un simple et bref conflit local et il nous faut garder à l’esprit que plusieurs de ces pays gros producteurs de pétrole sont également intéressés par la fabrication intensive et la distribution massive d’armements et d’explosifs. 

 

Bien entendu, aucun des fournisseurs concurrents concernés ne voudra reconnaître de bonne foi qu’il puisse exister, dans le cadre de ce conflit ou   ceux à venir, un quelconque lien de cause à effet éventuellement délétère et dangereusement périlleux dans l’utilisation accrue de ces outils de guerre. Dans la même foulée, il va aussi de soi que nul n’entend renoncer, ni dans l’immédiat ni dans un proche avenir, aux droits de production sauvage et de commercialisation si lucrative  d’armes et d’exploitation des nappes pétrolifères. Depuis le siècle dernier, le développement fulgurant de la technologie alliée à une augmentation généralisée de la productivité constitue, sans l’ombre d’un doute, les vecteurs responsables de la croissance économique accélérée et insolite de certaines superpuissances et monopoles industriels de la planète.

 

Une amorale et simpliste logique de profitabilité exponentielle et illimitée, pousse ces industriels à sournoisement continuer à orchestrer, à alimenter et à perpétuer plusieurs des malheureux et destructeurs conflits survenus dans cette région du globe au cours des dernières décennies.  De telles stratégies de coulisse nous ramènent à l’hypocrisie inouïe des trois singes, sourd, aveugle et muet, ainsi qu’à la naïveté proverbiale de l’autruche qui, croyant se mettre à l’abri, s’enfouit la tête dans le sable. Ces deux images illustrent fort bien la connivence secrète qui relie les dirigeants actuels de ce monde de ce monde à leurs administrés. Une connivence qui, vraisemblablement, ne fonctionne que sur le principe et la logique consacrés de la dualité et de la division entre le Bien et le Mal. Cette logique consacrée semble convenir à l’oligarchie affairiste contemporaine qui fonctionne allègrement sur le vieux précepte « diviser pour régner Â». C’est donc ce précepte qui, de nos jours, préside en maître incontesté et incontournable aux stratégies de développement global de la libre entreprise et de la nouvelle économie mondiale.

 

Un avenir des plus incertains

 

À défaut d’un décret parlementaire témoignant spécifiquement de la naissance politique d’un pays (un document légal dûment signé et entériné lors d’une première assemblée parlementaire constituante, par exemple), les astrologues peuvent toujours s’en remettre à la date établissant et décrétant officiellement le périmètre géophysique de son territoire.  Dans le cas du Liban, ce décret territorial entra en vigueur à 0 heures le 1er septembre 1920.  Ce moment marque donc officiellement la naissance du Grand Liban tel que nous le connaissons aujourd’hui. (3)  À première vue, la trame céleste correspondant à l’avènement de ce nouveau pays s’avère très riche en promesses, aux plans du développement commercial et de la spéculation boursière. Ces riches promesses sont illustrées et annoncées par l’alignement serré des planètes Mercure et Jupiter à la Constellation du Lion.  Riches également sont les potentialités créatrices de ce pays pour l’avenir avec l’aspect sextile exact reliant Pluton des Gémeaux au Soleil en Lion.  Ce riche potentiel sera d’ailleurs largement réalisé et se traduira, au terme d’un demi-siècle, par un développement économique fulgurant valant aux principales institutions bancaires du Liban une réussite des plus éclatantes qui, au début des années 70, fera reconnaître le Liban comme la ‘Suisse du Moyen-Orient’.

                    

Au-delà de ces quelques influences planétaires bénéfiques il faut tout de même reconnaître que l’ensemble des autres configurations astrales du ciel de l’État libanais présageait un destin collectif plutôt violent et périlleux à partir du milieu des années ‘70 avec risques élevés de récidives au tournant du présent XXIe siècle.  Voilà pourquoi, le parcours libanais, apparemment idyllique et jusque-là sans histoires, connaîtra un brutal et soudain revirement de fortune suite au déclenchement malheureux d’une longue  guerre civile, à la mi-avril 1975. 

 

Ce dur conflit dressera les uns contre les autres, pendant plus de 15 ans, Musulmans chiites, Palestiniens et milices chrétiennes qui mettront le Liban à feu et à sang et affaibliront profondément ses structures économiques et politiques. (4) Dévasté, ce petit pays jusque-là prospère subira, ensuite et tour à tour, l’invasion et l’occupation des forces armées israéliennes puis syriennes qui imposeront une lourde contrainte militaire et politique à toute la population.  Ce long joug militaire contraignant pavera la voie à l’implantation et au développement du mouvement chiite intégriste Hezbollah vers la fin des années’80.  Le déclenchement récent de nouvelles hostilités opposant ces milices aux forces armées israéliennes n’est donc que l’aboutissement logique d’une implacable continuité historique. 

 

Les astralités du ciel libanais qui témoignent de ces faits sont d’abord le sombre et difficile tandem planétaire Saturne-Neptune encadrant de près la pourtant bénéfique conjonction Mercure-Jupiter. Ce quatuor planétaire est ensuite contrecarré par un Mars extrêmement puissant et singulièrement maléfique de par son alignement exact vis-à-vis les premières étoiles de la Constellation du Scorpion.  À cela, s’ajoutent les effets  redoutables qu’envoie la non moins puissante opposition de la planète Uranus (situé en Constellation du Verseau) au tandem Mercure/Jupiter et à l’encadrement Saturne/Neptune.

 

Le fort aspect d’opposition envoyé par Uranus souverain en Constellation du Verseau est l’annonciateur de soulèvements et de révoltes vraisemblablement déclenchés par de difficilement réconciliables antagonismes idéologiques et politiques subsistant au sein même de ce pays.  L’interaction de ce dernier, en quadrature à la planète Mars au Scorpion, laisse aussi clairement présager d’une brutalité et d’une violence fulgurante et explosive de ces antagonismes s’exprimant par le biais d’éventuelles représailles terroristes armées.  Conformément à l’action typiquement justicière de Mars au Scorpion (5), les effets et conséquences de ces représailles armées sont proprement insidieux et, à plus ou moins long terme, susceptibles de se retourner contre leur propres exécutants. Dans le présent contexte, la poursuite des activités guerrières subversives du Hezbollah risque donc de dégénérer en vendettas sanglantes qui à l’instar de la guerre civile précédente (1975-1991) entraîneraient de nouveaux revers pour l’avenir de ce pays

 

Les dérobades Neptuniennes

 

De toutes les influences marquantes au ciel natal du Liban on retrouve le rôle prédominant de Neptune aligné au Cancer et en position culminante le situant à mi-chemin entre les NÅ“uds Lunaires Sud et Nord.  Ainsi disposé, Neptune incline la classe dirigeante de ce pays au laxisme et à la dérobade face à ses responsabilités civiles et politiques. C’est d’ailleurs la faiblesse administrative de ses dirigeants qui vaudra à la population civile libanaise les désordres actuels.   Du fait que Neptune précède de peu la triade Soleil-Mercure-Vénus  puis Jupiter et Saturne, on peut y anticiper l’influence qui, au cours du premier demi-siècle de son existence, présidera aux trompeuses tractations politiques de coulisses de ce gouvernement.  Tractations qui, selon toute vraisemblance, se déroulèrent à la faveur des directions d’arc Solaires qui, tour à tour, balayèrent ces points sensibles au fil des 5 premières décennies de son existence.  Le long et lent balayage directionnel de Neptune nous renseigne sur l’évolution et la trame complexe de ces nébuleuses tractations politiques passées et toujours présentes.

 

Par sa maîtrise souveraine sur la Constellation des Poissons, Neptune exerce une gouverne indiscutable sur la Lune qui symbolise le peuple, les femmes et l’assemblée des fidèles.  Les effets de cette position Lunaire aux Poissons et de sa configuration en quadrature avec Pluton aux Gémeaux sont des plus sournois et corrosifs en ce sens qu’ils dénotent chez les masses populaires une très grande influençabilité psychique et une vive insatisfaction alimentée, nul doute, par la négligence et le laxisme de la classe dirigeante du pays qui  aboutira à un important clivage entre les classes sociales riches et pauvres du pays. C’est cette vive influençabilité psychique et insatisfaction de la masse qui sera habilement récupérée et manipulée par les Intégristes Chiites qui n’hésiteront pas à prendre sous leur aile (ou, plutôt, en otage) les défavorisés et les laissés pour compte de la population musulmane libanaise en leur promettant des jours meilleurs et un sauf conduit pour leur salut en échange de leur appui dans le ‘saint’ combat à venir qui sera mené contre le ‘fourbe et vil ennemi’ juif.  

                             

Le loup dans la bergerie                             

 

S’immisçant directement, depuis les 20 dernières années, dans les affaires politiques du pays, le Hezbollah aura su tirer parti du laxisme bourgeois et du libéralisme insouciant et complaisant du gouvernement multipartite et multiconfessionnel libanais. Son implantation et son implication sociales parmi les couches populaires défavorisées du pays auront eu pour effet de paralyser l’administration gouvernementale et de saper progressivement le pouvoir d’intervention du Parlement libanais dans les affaires du pays.  Ces démarches ouvriront ensuite la voie à une agitation sociale et à un accroissement des activités terroristes armées qui, finalement, déboucheront sur la présente situation de crise avec Israël.  Ce faisant, les responsables du Hezbollah auront cruellement mis en évidence la mollesse et la faiblesse d’intervention de l’actuel gouvernement civil libanais et de ses forces armées tout en réussissant momentanément à s’imposer  comme les seuls ‘sauveurs’ et ‘protecteurs’ providentiels d’une population  apeurée et déstabilisée par la vigoureuse et impitoyable riposte surprise tout azimut des forces armées  israéliennes.

 

 Si rien n’est fait pour redresser, le plus tôt possible, la situation et l’autorité légitime du gouvernement civil libanais, cette stratégie subversive du Hezbollah pourrait s’avérer extrêmement néfaste et dévastatrice en ce sens qu’à plus ou moins long terme elle se retournera contre l’ensemble de la population libanaise et y engendrera beaucoup de souffrances et de destructions inutiles tout en contribuant à renforcer et à perpétuer les vieux sentiments de haine et de méfiance prévalant entre Juifs et Musulmans.  Une trop longue surenchère d’une telle situation rendrait vraisemblablement difficiles toutes concessions ou tout compromis politique futur entre ces voisins appelés, au terme de ce conflit, à poursuivre tant bien que mal leur co-existence dans l’avenir. Mais, plus grave encore, il en va de la survie démographique et civile même de ce petit pays qui, depuis 1982, présente le plus fort taux d’émigration civile de la planète (près de 6 millions).  Une érosion massive et constante de la population libanaise est en passe de créer une véritable diaspora vidant inexorablement le pays de la plupart de ses meilleurs éléments.

 

L’intensité actuelle des affrontements armés entre les belligérants est d’ailleurs telle qu’elle pourrait tourner au carnage et créer un effet d’entraînement et de dérive incontrôlable à travers les autres populations arabes de la région. Depuis peu, une nette tendance en ce sens semble se dessiner et plusieurs fervents ‘combattants d’Allah’, encouragés par l’intense harangue justicière prématurément triomphaliste prodiguée par plusieurs des leaders religieux chiites intégristes locaux, redoublent d’efforts dans leurs démarches offensives sur le terrain.  On observe, à cet effet, une inquiétante recrudescence et augmentation d’attentats terroristes commis sur les territoires irakiens et afghans ces derniers jours.  Un phénomène peu rassurant qui pourrait laisser planer le spectre d’autres guerres civiles totales dans cette région déjà très instable et affligée. 

 

De la lumière au bout du tunnel ?                            

 

Il y a toutefois lieu d’espérer que le jeu des prochains Transits et Directions planétaires en arriveront à calmer le jeu et nous vaudront bientôt un accord diplomatique permettant un premier arrêt significatif des hostilités.  Au train où vont les choses, cependant, l’éventualité d’un arrêt plus définitif des hostilités ne semblerait devenir vraiment possible qu’à partir de la Nouvelle Lune de la mi-août 2007.  Cette Lunaison coïncidera alors avec le dernier passage du 3e retour de Saturne sur les points névralgiques du grand carré en T formé de Mercure-Jupiter-Mars-Uranus du thème astral libanais. (6)   D’ici là, une poursuite épisodique de ce conflit est à craindre et il y a tout lieu de croire que la montée de l’intolérance et du radicalisme idéologique et religieux ne puisse que porter davantage atteinte à l’équilibre déjà très fragile subsistant entre les ethnies religieuses et culturelles de cette région du globe.  Les graves souffrances humaines et les énormes désordres sociaux engendrés par ce conflit témoignent, hélas, de l’existence d’un tout aussi grave aveuglement et désordre manifeste de l’esprit chez certains des dirigeants politiques et religieux actuels qui, normalement, auraient pour mission sacrée de guider les pas de leurs fidèles et de leurs citoyens avec sagesse et discernement. 

 

Les conséquences néfastes de tels égarements devraient impérativement nous inciter à une réflexion en profondeur sur le piètre état de la conscience éthique et morale humaine actuelle.  Un brin de réflexion mettrait en évidence une fâcheuse absence de compassion et une non moins fâcheuse tendance, puérile et égotiste, à toujours vouloir triompher sur autrui, sans égard au prix et aux conséquences qui pourraient en découler. Ce sont ces tendances  qui poussent vraisemblablement certains individus ambitieux et narcissiques à convoiter d’abusifs, stériles et dangereusement illusoires pouvoirs idéologiques, politiques ou matériels. Lorsque de tels pouvoirs aboutissent entre les mains d’individus inconscients, irresponsables et déséquilibrés, il y a certes grand péril en la demeure humaine.  Aussi souhaitons-nous vivement que des hommes et des femmes de toutes les nations et dénominations culturelles de notre monde se lèvent pour dénoncer, avec force et fermeté, les dangers encourus par la folle et aberrante course à l’abîme que nous vaut l’inconscience, l’irresponsabilité et l’amoralité navrante de certains des dirigeants et des riches exploitants actuels de notre planète.  Le renoncement définitif aux abus de l’ego et aux mirages de la peur, l’instauration d’un dialogue fraternel et de bonne foi, un partage consenti et équitable des richesses de ce monde et l’avènement d’un authentique esprit de tolérance et de compassion universelle seront seuls habilités à nous préserver véritablement et de façon durable de tels périls pour les temps à venir.

 

                                

Marcel Bélanger,  Astrologue-conseil                                

(9 août 2006)                                                 

 

                                      

Notes :

(1) Comme on peut le constater, le vieux rêve de l’unité de tous les Arabes est toujours vivant dans l’esprit de plusieurs Musulmans.  L’échec de la plupart des tentatives d’unification passées aura été, en grande partie, dû à l’indifférence de plusieurs de leurs leaders politiques et financiers trop absorbés par leurs propres affaires personnelles pour prêter la moindre attention aux aspirations culturelles et spirituelles de leurs frères de sang.  Ainsi, de nos jours, les leaders des 22 pays membres de la Ligue Arabe demeurent-ils encore divisés par des intérêts divergents de toute nature pour efficacement faire front commun face aux pressions politiques et économiques exercées sur eux, de façon souvent indue, par les gouvernements et les trusts financiers occidentaux.  L’indifférence, l’égoïsme et l’absence flagrante de solidarité et de fierté affichée par les leaders politiques de la région et de  la Ligue Arabe en particulier auront instamment poussés les leaders religieux musulmans (surtout Chiites) à se braquer et à se radicaliser face à une influence occidentale de plus en plus omniprésente et envahissante. 

 

Ces leaders religieux voient, dans la propagation globale de la culture et du mode de vie occidental moderne, les germes d’une décadence accélérée néfaste et menaçante pour les futures générations de fidèles.  D’un certain point de vue, l’intransigeance idéologique actuelle véhiculée par les milices fondamentalistes populaires comme celles du Hezbollah, d’Al’Quaïda ou des Talibans n’est, ni plus ni moins, que l’expression  exacerbée et véhémente de l’inquiétude et du désespoir qui anime les fidèles qui restent profondément attachés à un mode de vie, aux valeurs spirituelles et aux enseignements traditionnels de l’Islam.  Face à cette menace appréhendée ceux-ci réagissent violemment dans un effort ultime pour préserver le peu qu’ils estiment leur rester de ces valeurs spirituelles et culturelles traditionnelles. L’évolution récente du mode de vie en Arabie Saoudite offre par son opulence excessive et sa modernisation massive et accélérée, l’exemple le plus frappant de cette décadence appréhendée. 

 

Entièrement absorbés par la pureté de leurs intentions et par la ferme croyance en la nécessité absolue de leur mission, les farouches ‘combattants de Dieu’ du Hezbollah et d’Al’Quaïda sont endoctrinés et aveuglés à un point tel qu’ils ne peuvent s’apercevoir qu’ils n’auront vraisemblablement été, en bout de ligne, que les pauvres victimes naïves d’un marché de dupes entre les mains de leurs très prospères et discrets bailleurs de fonds autrement plus intéressés à d’éventuels faramineux profits terrestres immédiats qu’au salut de leur âme et de celui de leurs co-religionnaires. Quel méprise et quel gâchis… vraiment!  Bien au-delà de ce triste constat, il y a tout de même lieu de considérer que l’actuelle radicalisation d’une large faction de l’Islam fondamentaliste et intégriste présente toutes les caractéristiques d’un dangereux et latent conflit majeur de civilisation dont les effets destructeurs incalculables pourraient fort bien s’actualiser et se propager, si nous n’y prenons garde, à la grandeur de la planète.

 

 (2)     Pour bien comprendre le jeu des forces en présence dans ce conflit, le lecteur sera bien avisé de prendre également en compte les influences astrales du ciel de fondation de l’État juif. Une brève étude de ce ciel suivie d’une simple superposition (synastrie) des deux thèmes célestes (Israël/Liban) suffira à mettre immédiatement en lumière l’ampleur du contentieux actuel né des volontés politiques divergentes qui sont à la base des difficiles relations existant entre ces deux parties. D’entrée de jeu, je ne mentionnerai que la violente quadrature exacte affligeant les deux Mars de ces thèmes astrals.  Cette configuration, réputée pour ne pas faire de quartier entre les parties concernées, confirme d’emblée leurs dispositions innées aux confrontations violentes et aux chroniques conflits d’intérêts.  Pour le reste, je laisse au lecteur le soin d’analyser la trame et le contenu de cette synastrie pour en constater, par lui-même, les difficultés que pose la coexistence rapprochée de ces deux nations.

                        Israël (Fondation) / 14 mai 1948  /  16 heures  /  Tel-Aviv

 

(3)     Il existe une autre date de référence valable susceptible de correspondre à une ‘naissance’ officielle de l’État libanais. Il s’agit du moment de son accession à l’indépendance survenue le 22 novembre 1943.  Bien que nous y retrouvions également quelques correspondances intéressantes avec l’esprit des évènements en cours, nous avons constaté, à l’analyse des Transits et des Directions actuelles et passées, que ce thème ne ‘colle’ pas, de façon aussi saisissante et totale, à la réalité politique, économique et sociale qui prévaut actuellement au Liban. Ce thème intéressant vaut tout de même un bref coup d’œil.

                                       Liban (Indépendance) / 22 novembre / 0 heures / Beyrouth

 

 (4)      Les configurations astrales violentes et incontournables qui présidèrent au déclenchement des hostilités du 13 avril 1975 sont proprement hallucinantes : Dir. Arc Sol. Pluton à l’opposition exacte d’Uranus natal / Transit de Pluton à la quadrature exacte de sa position radix et à l’opposition tout aussi exacte à la Lune radix  /  Dir. Arc Sol. Neptune à l’opposition exacte de la Lune radix et à la quadrature de Pluton radix / Transit de Neptune en quadrature exacte au mi-point Soleil-Saturne radix  /  Dir. Arc Sol. Uranus au quinconce exact de Mars radix  / Dir. Arc Sol. Saturne à la conjonction exacte du nÅ“ud Lunaire Nord radix  /  Transit de Saturne en quadrature exacte au mi-point Mercure-Mars radix  /  Dir. Sec de Mars en quadrature exacte à la Lune radix et en opposition à Pluton radix  /  Transit de Mars à l’opposition exacte de la conjonction radix  Mercure-Jupiter et en conjonction serrée à Uranus radix  /  Transit de l’axe des nÅ“uds Lunaires à la quadrature exacte de l’axe radical formé par le tandem Mercure-Jupiter en opposition à Uranus.   Cette abondance inouïe de lourdes et violentes configurations adverses laissait clairement présager de la dureté et de la durée de ce terrible conflit qui s’étirera sur plus d’une quinzaine d’années, laissera le pays en ruine et fera plus de 150,000 victimes.

 

(5)    À titre d’exemple illustrant les tendances justicières et vengeresses typiques d’un Mars maléficié au Scorpion sidéral, je citerai certaines des exactions criminelles commises par l’ex-dictateur déchu d’Irak, Saddam Hussein (né le 28 avril 1937, à 8h. 18m., Tikrit,  Irak).  Les interventions armées de type subversif étant souvent l’expression extrême d’une tendance à vouloir se raire justice à tout prix, on comprend mieux les raisons qui poussèrent Saddam Hussein à procéder à l’élimination systématique d’un large segment de la population Kurde qui réclamait à grands cris son autonomie politique et qui, pour se faire, poussait l’outrecuidance de réclamer une parcelle  du territoire iraquien.  C’est cette même dynamique justicière exécutoire  qui, sans doute, le poussa également à envahir le Koweït pour y faire main basse sur les stocks et les installations pétrolières, au début d’août 1990, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît

 

 (6)    Bien entendu, suite à quelques interventions ponctuelles du Conseil de Sécurité de l’O.N.U. quelques cessez-le-feu périodiques verront bien le jour avant la mi-août 2007 mais, en marge du ballet diplomatique international, ces multiples tentatives de conciliation n’auront peut-être pas les effets escomptés faute de pouvoir en arriver à un règlement, satisfaisant globalement les nombreuses exigences de ces belligérants, plutôt roués et habitués à laborieusement tout négocier à la pièce.  On peut donc craindre une reprise et poursuite  possible des hostilités pour plusieurs mois à venir possiblement suivie, en octobre et en  novembre 2007, d’une escalade et une intensification croissante des combats et ce malgré la présence alors probable, sur le terrain, d’une force internationale dûment mandatée par l’O.N.U.. 

 

                                                Compliquant les démarches diplomatiques officielles, on pourra redouter quelques effets contrariants des manÅ“uvres parallèles occultes menées par les bailleurs de fond déjà mentionnés qui, par tous les moyens et pour des raisons évidentes, s’emploierons probablement à faire avorter le plus longtemps possible toute tentatives de règlement de ce conflit.  Selon le bon plaisir et le profit de ces puissants et influents démarcheurs occultes, il faudra, semble-t-il, espérer l’épisode final de ce sordide et misérable feuilleton vers la mi-mai 2009, c’est-à-dire lors du dernier passage du 3e retour de Saturne sur la position radicale de ce dernier sur le thème libanais.  Et, encore là, rien ne sera tout à fait acquis ni garanti et il faudra veiller au grain pour que tout rentre sagement et définitivement dans l’ordre.